Maldita Canalla la Soledad

Compagnia Finzi Pasca

Compagnie Finzi Pasca, Buenos Aires Polo Circo et Pier Paolo Olcese

Écrite e mise en scène par Daniele Finzi Pasca.
Avec Pablo Gershanik et Victorino Luján.
Avec la colaboration artistique de Mauro Mozzani et Rolando Tarquini.
Concéption lumière de Daniele Finzi Pasca et Alexis Bowles.
Production executive de Pablo Gershanik.
Musique de Gregorio Cosentino.
Réalisation musicale de New Pocket Orchestra.
Réalisation des costumes de Low Costume

Il y a celui qui passe la vie assis sur un banc à la gare ou face à une petite table au bord du quai devant le fleuve qui courre. Il y a ceux qui voyagent et se déplacent et d’autres qui restent à attendre que quelque chose de merveilleux arrive. À remplir la solitude pensent nos amis qui sont comme des fidèles compagnons de voyage, qu’acompagnent toutes les traversées , toutes les longues attentes, les rentrées à la maison et les départs.

Maldita Canalla la Soledad raconte l’amitié de Medoro et Vitalizio, deux amis qui sont nées et qui ont grandi au même petit pays en rêvant que les choses puissent changer, et qu’un miracle puisse relancer la chance de leur petit village. Ils sont tous les deux toujours partagés entre une douce joie et une silencieuse et tragique solitude.

C’est un spectacle que nous avons crée il y a quelques années en alternant les répétitions et les jeux à la balle au petit terrain. Je l’ai écrit de la même façon que l’on coud un costume sur mesure, en suivant la forme de l’âme de deux amis comédiens: Mauro Mozzani et Rolando Tarquini. Quelques années plus tard une nouvelle version de cette histoire a pris forme à Buenos Aires. À nouveau deux chers amis, deux comédiens que j’adore, Pablo Gershanik et Victorino Luján donnent vie à ces deux si doux personnages. Avec Pablo nous nous sommes connues à Mexico il y a quelques années et après nous nous sommes retrouvés au Canada quand je l’ai invité à jouer au spectacle « Nomade » que j’ai écris et mis en scène pour le Cirque Eloize. Victorino, je l’ai choisi pour interpréter l’un des personnages principaux du spectacle « Corteo » que par ailleurs j’ai écris et mis en scène pour le Cirque du Soleil. Avec tous les deux nos avons travaillé dans des productions des grandes dimensions et cette fois-ci nous avons senti le besoin de se rencontrer à jouer sur un terrain où seulement la simplicité conte, où il n y a pas d’ effets ou de machines de scène, où l’histoire est conduite avec réduction et légèreté.

Mauro et Rolando m’on aidé à reconstruire et à diriger cette histoire et en la reconstruisant nous l’avons changée, en ajoutant des parties que depuis des années je voulais y ajouter, en s’éclattant encore une fois, et en récupérant le plaisir des petites histoires, des théâtres intimes, de distances minimales entre comédiens et publique. Un théâtre duquel nous provenons et auquel on retourne avec joie et commotion. Un théâtre imagine par des clown –ce que nous sommes- qu’incarnent des héros perdants, des héros que résistent sans se plier, que tombent et se relèvent, que survivent en s’inventant des miracles improbables.

Nous avons commencé à répéter le spectacle à Montevideo, en suite à Buenos Aires, puis à Piacenza et finalement nous l’avons fini à Lugano, entourés de tous les membres de notre compagnie réunis pour construire une autre création. Leur regard, leurs petits commentaires, leur espionner nos répétitions nous ont aidés faire l’immersion dans ce petit monde.

J’ai connais depuis des années Pablo et Victorino, un amitié profonde me relie a eux. Ce spectacle me les fait sentir encore plus proches, comme si nous étions du pain fait de la même pâte, blanc de la même neige, supporters de la même équipe, comédiens de la même troupe

DANIELE FINZI PASCA 2012